Les 6 règles d’or de la famille Obama
Comment diriger la première puissance mondiale et rester un parent attentif…
By PAULA SPENCERLes dîners en famille demeurent un moment privilégié chez les Obama. Ils sont même l’occasion de pratiquer leur jeu préféré : «les roses et les épines ». Chaque membre de la famille — le président, son épouse, Michelle, et leurs deux filles, Malia Ann et Natasha, alias Sasha (11 et 8 ans cette année) — raconte ce que sa journée a eu de bon et… de quelque peu «épineux ». Cette habitude familiale a repris de plus belle depuis janvier dernier, papa travaillant maintenant juste en dessous de leurs appartements privés, dans le Bureau ovale. Malia a d’ailleurs vite compris cette nouvelle réalité : « Papa, tu as un travail vraiment épineux », a-t-elle observé. Quelles qu’aient été les épreuves de la journée, tant pour le président d’une superpuissance que pour les autres membres de sa famille, se retrouver pour partager les joies et les inquiétudes quotidiennes aide chacun à se concentrer sur ce qui compte vraiment dans la vie. A cet égard, la tradition du dîner chez les Obama témoigne d’une éducation prodiguée avec amour et attention. A voir leurs fillettes si heureuses et équilibrées, on ne peut que combler d’éloges le «superpapa» et la «première maman» des États-Unis. Ils leur offrent les six repères essentiels dont tout enfant a besoin pour s’épanouir, qu’il habite à la Maison-Blanche ou ailleurs.
1 De l’amour et encore de l’amour. «Les enfants ont besoin de savoir qu’ils sont importants dans la vie de leurs parents et que ceux-ci les aiment profondément », estime le psychologue David Elkind. L’amour se manifeste de mille manières. Chez les Obama, on roule en patins à roulettes main dans la main. Sasha se blottit sur les genoux de son père pour regarder sa sœur jouer au football. Et l’on ne manque jamais de s’embrasser le jour de la rentrée scolaire, même devant tout un convoi de voitures officielles.
D’autre part, Barack et Michelle Obama s’intéressent aux activités de leurs enfants. Lorsque Sasha participe à un spectacle de danse ou Malia à un match de basket, leur maman — sinon leur papa, lui aussi — y assiste. La première dame aime s’impliquer dans la vie scolaire de ses enfants et connaît bien leurs enseignants. «Je crois que, si elles se débrouillent bien, c’est parce que je suis parvenue à un équilibre, dit-elle. J’ai un emploi du temps chargé, mais je rentre toujours à temps pour les devoirs.»
Le président est fier de ne pas avoir manqué une réunion avec les enseignants, même pendant la campagne électorale. Et, quand la famille ne peut être réunie, ils se téléphonent le soir. Les enfants savent que leurs parents pensent à eux et les suivent.
2 Ne pas les faire grandir trop vite. « La période qui sépare la petite enfance de la préadolescence constitue pour les parents la derni ère grande occasion d’influencer les valeurs de leurs enfants, estime le pédiatre David Tayloe. Les enfants de cet àge apprécient le temps qu’ils passent avec leurs parents. Ils aiment parler en voiture, à table… Dans quelques années, avec l’adolescence, ces fillettes deviendront de plus en plus silencieuses. »
L’une des plus grandes difficultés rencontrées par le couple présidentiel est de permettre à ses filles de vivre pleinement leur enfance — et leurs rêves d’enfant — sans pour autant les gâter. Si les Obama n’y prenaient pas garde, Malia et Sasha pourraient avoir presque tout ce qui leur passe par la tête. Ils ont donc fixé des limites : ils ont laissé les fillettes rencontrer leurs idoles pop, par exemple, mais ont refusé qu’elles passent dans une célèbre émission de télé. Elles ont accés à toutes sortes de merveilles technologiques, mais n’ont pas le droit d’emporter des téléphones portables à l’école, où ils sont d’ailleurs interdits.
Tout en ayant bien conscience que deux fillettes élevées à la Maison- Blanche représentent un modèle pour des millions d’enfants, leurs parents font tout pour maintenir une « zone de normalité » autour d’elles. A la dernière fête d’Halloween, en accompagnant Sasha, déguisée, leur père, d’ordinaire si calme, a eu un rare accès de colère à l’encontre des photographes lancés à leurs trousses. Et il refuse systématiquement toute interview avec ses enfants ou à leur sujet (y compris pour cet article). Lorsque le monde entier a les yeux braqués sur ses enfants, le devoir d’un parent est de protéger le plus possible leur vie privée.
3 Des habitudes qui rassurent. Avant l’élection présidentielle, quand les Obama habitaient Chicago, le samedi était réservé aux cours de danse et à un déjeuner-pizza avec maman, ses amies et leurs enfants. Les traditions familiales de ce genre aident les enfants à percevoir la valeur du temps. Ces événements n’ont pas besoin d’être extraordinaires ou planifiés de longue date. Lorsque les fillettes étaient plus jeunes et que leur père était retenu par ses obligations de sénateur, Michelle avait pris l’habitude de traînasser au lit avec elles pour papoter. De tels rituels sécurisent les enfants, surtout lors de bouleversements majeurs, tel celui que les petites Obama ont vécu en traversant la moitié du pays pour déménager de Chicago à Washington. Elles ont dû s’habituer à une nouvelle ville, à de nouvelles écoles et à de nouveaux amis. A Chicago, leur grand-mère maternelle, Marian Robinson (71 ans), les conduisait chaque jour à l’école. Aujourd’hui, elle s’est installée avec toute la famille à la Maison-Blanche, où elle fait office de « troisième parent » : elle gère le programme des jeux après la classe, les devoirs, les cours de piano et autres activités extrascolaires. La « première grand-mère » a ainsi, selon Michelle, facilité le passage de la famille à sa nouvelle vie.
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